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Suivez l'actualité du Cours Clément : événements de l'école, planning des spectacles, reportage sur le théâtre, interviews de nos élèves et de nos profs ... Ne ratez aucun temps fort d'une année au Cours Clément !

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Faire un stage au Cours Clément

Sur une semaine ou un week-end le Cours Clément propose des stages tout au long de l’année. Contrairement aux cours annuels qui nécessitent un investissement sur le long terme, les stages sont à prendre comme une parenthèse de liberté sur un temps donné, avec comme toujours au Cours Clément, une exigence pédagogique indissociable du plaisir de jouer !

Ces stages sont ouverts à tous les profils (des débutants aux plus expérimentés) et à tous les âges (au-delà de 18 ans). Le stage est un formidable outil de rencontre ! Rencontre avec le théâtre avant tout (ou avec la discipline mise à l’honneur : impro, ciné…), rencontre avec de nouveaux partenaires de jeu et rencontre avec les metteurs en scène / comédiens membres de notre équipe pédagogique.

Quels types de stages ?

2 types de stages aux Cours Clément :

• Le stage de théâtre sur une semaine (17h)

• Le stage (théâtre, ciné ou impro) sur un week-end (10h)




Pourquoi faire un stage sur une semaine ?

Il s’agit d’une porte d’entrée idéale pour (re)découvrir le théâtre en douceur. Tout au long de cette semaine, vous travaillerez avec 3 professeurs. Ce sera l'occasion d’aborder le jeu à travers 3 méthodes de travail différentes mais aussi, de faire la rencontre de 3 membres de notre équipe pédagogique pour mieux appréhender l’ambiance générale de l’école. Le week-end du stage sera consacré à la mise en scène et la présentation des textes travaillés face à un public.

Planning du stage hebdomadaire :

3 soirées en semaine + un week-end (soit 17 heures de cours) :

- Lundi de 19h30 à 22h30

- Mercredi de 19h30 à 22h30

- Vendredi de 19h30 à 22h30

- Samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h

- Dimanche de 14h à 16h

Tarif : 290 € (Payable en 2 fois)

Possibilité d’offrir ce stage à un proche !

+ d’infos


stage au Cours Clément


Pourquoi faire un stage week-end ?

Un stage de 2 jours pour découvrir le théâtre, une discipline spécifique (improvisation, cinéma ...) ou encore se perfectionner sur des thématiques précises (travail sur les émotions, sur les sens, sur un auteur/réalisateur, etc.)

10h de stage pour se faire plaisir, se découvrir, rencontrer d'autres élèves passionnés et des professeurs aux pédagogies variées. Là encore, il s’agit de stages ouverts à tous les niveaux et à tous les âges au-delà de 18 ans.

Planning du stage week-end :

2 après-midi le week-end (soit 10 heures de cours) :

- Samedi de 14h à 19h

- Dimanche de 13h à 18h

Tarif : 170 €

Possibilité d’offrir ce stage à un proche !

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Comment s’inscrire ?


-
Remplir le formulaire d’inscription en ligne
- Envoyer le formulaire d’inscription par courrier avec le chèque de caution
- A réception de votre courrier nous vous enverrons un mail de confirmation

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Soirées de l'école

Au Cours Clément, on met un point d'honneur à favoriser l'esprit de troupe au sein de chaque atelier, mais au-delà de chaque groupe, nous souhaitons instaurer un réel esprit d'école. Et quoi de mieux pour fédérer une grande équipe que de se retrouver dans un contexte autre que les habituels cours hebdomadaires ?

C'est pour ça que le Cours Clément organise de grands rendez-vous festifs au fil de l'année ! Autant d'occasions de partager des moments inattendus avec son groupe, mais aussi de rencontrer et d'échanger avec les professeurs et les élèves des autres ateliers, et puis surtout, il s'agit de s'amuser :-)

Trois temps forts ponctuent l'année. Courant novembre, la Soirée de Rentrée ouvre le bal des festivités, histoire de briser la glace. Mais la glace sera belle et bien brisée lors de la mythique Soirée Impro au Palais des Glaces justement ! Le concept ? Un élève de chaque cours est désigné pour représenter son groupe et participer au grand match d'impro de l'école. La soirée est ponctuée de sketchs d'élèves de la classe One Man de Sandra. L'ouverture de la Soirée Impro est généralement assurée par les élèves de notre école professionnelles, La Manufacture de l'Acteur. La soirée compte de nombreuses autres surprises, le tout dans une ambiance électrique garantie par la présence de l'ensemble des élèves de l'école ! Et bien sûr, pour clore l'année en beauté, nous faisons place à la Soirée de fin d'année. Les élèves embarquent alors sur la péniche du Concorde Atlantique pour se dire au revoir et noyer leurs larmes dans la Seine (ou dans le whisky coca...)

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Interview des professeurs : Onna CLAIRIN

Onna est une tornade de drôlerie et de fraîcheur ! Un personnage à la ville comme à la scène, c'est la Tata rigolote qu'on aimerait tous avoir, la bonne fée qui nous ôterait tous nos complexes d'un coup de baguette magique, la prof de théâtre avec qui on progresserait dans la joie et la bonne humeur...ha ba ça tombe bien c'est le cas !


Depuis combien de temps es-tu prof ? Et prof au Cours Clément ?
Depuis J-5 APC (avant premier confinement) : 2 ans !

Quel est ton parcours théâtral ?
Le matin au réveil, c'est Mime Marceau devant le miroir (😱), au petit-déjeuner j'opte pour la classique Cage aux folles (pas évident avec des tartines… je n'aime pas les biscottes : trop de miettes qui grattent); puis ça varie : Feydeau en famille, Kafka au taf, Camus dans les mu… ah ok, mon "parcours'" (pas quotidien) théâtral! Bien sûr...Les effets du confinement…

Quelques expériences adolescentes (théâtrales je reprécise) puis des cours amateurs (impro, one) à Paris, avant de sauter le pas tardivement (30 ans) et de m'inscrire à Acting International (coachs et professeurs de différentes nationalités/méthodes Meisner, Actor studio...). Depuis j'ai principalement joué dans des pièces dites "de boulevard" (= textes exceptionnels et paye inestimable)


Est-ce que tu te souviens de ton premier cours ? De ton premier spectacle ?
Mon premier cours reçu :

Par ma prof de Français Mme Lachièze, en 5ème F, "le Malade imaginaire". Ma partenaire, Cécile, 12 ans, est devenue instantanément ma meilleure amie (d’ailleurs elle est restée mon amie depuis). Donc oui, je m'en souviens😉

Premier cours donné :

À 30 enfants en CM1, en anglais… J'ai fait une thérapie pour oublier.

Mon premier spectacle joué :

J’avais 4 ans, je tenais le rôle-titre : ‘Pilotin, le petit poisson’. Oui, j'aimais déjà composer... C’était un spectacle éminemment politique et écologique. La metteuse en scène était aux anges devant ma prestation (d’ailleurs, elle est restée ma mère depuis)

Premier spectacle donné :

4 spectacles enchaînés (une superproduction) avec une centaine d'élèves : "Shrek", "Alice aux pays des merveilles", "Le livre de la jungle" et "Robin des bois". Les fameux "miracles de la Première" (texte su, entrées et sorties au bon endroit, accessoires et changements de tenues gérés, impro, rires dans le public…) se sont succédés comme par magie. J’ai beaucoup dormi les jours suivants.


Meilleur / pire souvenir de théâtre ?
Meilleur : la dernière fois que j’ai joué, en 2019 : un texte traduit de la pièce "Bombshells" de Joanna Murray-Smith (mise en scène d'Adrienne Ollé et Léa Marie Saint Germain!!) ; ou encore, en tant que spectatrice : une des dernières pièces de Jacques Gamblin « 1 heure 23’14’ et 7 centièmes » (sur la transmission, les rapports filiaux entre un élève et son professeur) : j’ai pleuré pendant toute la pièce, j’en pleure encore.

Pire: avec 39,5° de fièvre (devant 2 payants…). Non, il y a pire, mais je n’en ai pas encore parlé à mon psy, il a la primeur 😊



Une anecdote dingue / drôle ?

Difficile de choisir: l'absence de WC sur une péniche… et du coup, euh…non…

Ah ! Le trou de mémoire complet pendant 3 minutes (= 2 siècles au théâtre), partagé par ma partenaire de scène : on a meublé et improvisé, jusqu'à ce que je retrouve le texte laissé en coulisses et que l'on reprenne la pièce. Les ¾ du public n'y a vu que du feu. Un bon souvenir, finalement.


Quel est l’esprit que tu essaies d’insuffler dans tes cours ?
Liberté, lâché prise, s’offrir une parenthèse malgré la complexité, les contraintes et les incertitudes. « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » Sénèque.


Comment tu décrirais ton travail / ta méthode ?
Oula, difficile... Un gloubi-boulga de ce qu’on m’a appris et ce que j’ai aimé dans les cours que j’ai reçu, mélangé avec l’air du temps et les personnalités uniques de chaque élève. Disons que j'aime accompagner chaque personnalité vers une autre : parfois il suffit de montrer le chemin et de regarder… Souvent il faut leur tenir la main, avant de la lâcher. Et pour certain, il faudra les pousser. Comprendre au mieux chaque comédien pour l'aider à incarner vraiment des personnages nécessite d'adapter sa méthode… et d’apprendre chaque jour. C’est beau ce que je dis !


Qu’est-ce que tu aimes monter comme spectacle ? Quel théâtre aimes-tu ?
J’aime m’amuser, vibrer, et réfléchir. J’ai souvent besoin de voir un spectacle avec un fond, un message. Sinon, ce ne sera qu’un divertissement : agréable mais vite oublié. J’adore garder "quelque chose" après un moment théâtral. Si j’ai ri, pleuré, tressailli pendant 1 heure, alors ce moment laissera une trace… une légère modification d’ADN. Mais un spectacle peu aussi "sauver" ma vie. Répondre parfaitement à un besoin, un manque, plus ou moins conscient. Oui, c’est exigeant.


Ce que tu aimes chez un comédien / une comédienne ?
Passion, ponctualité, envie, générosité, attention, respect, créativité, vitalité, réflexion, désir, curiosité, altruisme, agilité, humanité…Non, je déconne, s’il paye sa tournée après le cours, je l’aime !



LE PORTRAIT « CLEMENT » :

Si tu étais une pièce de théâtre ?
Art, Yasmina Reza

Si tu étais un auteur de théâtre ?
Jacques Gamblin

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Il y en a beaucoup, mais je cite souvent ces deux-là : James McAvoy / Olivia Colman

Si tu étais un personnage ?
Ça change tout le temps… aujourd’hui je dirais Don Quichotte

Si tu étais un plat ?
Un plat qui se partage, fait avec amour, peu importe lequel finalement… euh enfin, sans viande pour moi

Si tu étais un film ?
Out of Africa (adaptation du livre "La Ferme" de Karen Blixen)

Si tu étais un livre ?
L’homme révolté (Camus)

Si tu étais une destination de vacances ?
L’Orient-Express

Si tu étais un animal ?
Un renard

Si tu étais une œuvre d’art ?
Mes fils

Si tu étais un super pouvoir ?
Une pilule, dans Matrix… La rouge bien sûr !

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
Il y en a 1000… « couille molle, couille molle, couille molle » (La guerre des Boutons) Mine de rien, elle n’est pas facile à prononcer cette réplique… (Evitez de vous entraîner au bureau !)

Si tu étais un personnage de Friends ?
Les arches et les caractéristiques des personnages de Friends sont complémentaires, afin qu’on puisse tous s’identifier à au moins un d’entre eux. Ma schizophrénie m’oblige à m’identifier à tous.

Si tu étais un sport ?
La danse

Michel Sardou ou Johnny Hallyday ?

Aïe, ni l’un ni l’autre ! Je peux mordre !

Messi ou Cristiano Ronaldo ?
S’il perd avec classe devant l’équipe de France, il sera mon chouchou

Koh Lanta ou Top Chef ?
Je rêve d’un Top Chef à Koh Lanta… Sinon, ni l’un ni l’autre, je m’en suis lassée.

Film ou série ?
Série (aujourd’hui)

Fiction ou réalité ?
Fiction dans la réalité (pilule rouge) mais surtout pas fiction dans la fiction (pilule bleue)

Boire ou conduire ?
Boire !

Adam ou Eve ?
Ben, je ne les connais pas… Ils sont sur Meetic ?

Gloire ou Argent ?
« Fortune et gloire » ; la fortune en tant que chance ; et la gloire pour la beauté. Bon, ceci dit, pour ça, il faut avoir l’estomac rempli hein ! (Message subliminal pour Greg)

César, Oscars, Molière ou Palme ?
Truqués, bidons, achetés… euh pour nager ? ah ouais, Palmes !

Comédie ou Tragédie ?
La voilà, la question impossible… Je …non, désolée, je ne peux pas trancher.

Monologue ou Dialogue ?
Dialogue avec autrui (soit un autre ou un autre moi)

Batman ou Joker ?
Joker

Improviser ou suivre le texte ?
Improviser (sauf quand l’auteur est là !!!)

Sexe ou amour ?
Amour… Mais bon, "tant qu’il n’y a pas de préjudice à autrui"… (Art)

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David SORDOILLET

Interview des professeurs : David SORDOILLET

David est un pilier de l'école ! Sa solide carrure inspire confiance et respect. On vous laisse découvrir la pédagogie de notre Liam Neeson local dans son interview Cours Clément !

Depuis combien de temps es-tu prof ? Et prof au Cours Clément ?
J’enseigne le théâtre depuis une quinzaine d'années. J’interviens également auprès de différentes structures où je forme à l’art oratoire. Ce sont mes dix ans à Clément. Il faut fêter ça...

Quel est ton parcours théâtral ?
Après des études au Conservatoire de Nice, j’ai été admis sur concours à L’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et des Techniques du Théâtre). Mon premier Festival d’Avignon en temps qu’acteur date de 2001 sur une pièce de Marguerite Duras.

Depuis, je joue régulièrement au théâtre, notamment des pièces extraites du répertoire classique (Molière, Corneille...) dans un certain nombre de salles parisiennes comme le Théâtre Hébertot ou le Palais des Glaces. En ce moment, je mets en scène les Caprices de Marianne de Musset, que j’interprète également. Je tourne aussi de temps en temps, et enregistre pour la radio.

Est-ce que tu te souviens de ton premier cours ? De ton premier spectacle ?
Je me souviens d’un professeur de français extrêmement impliqué qui nous emmenait répéter du Feydeau dans un monastère sur une île. Quand j’étais sur scène, je parlais le plus fort possible pour attirer l’attention d’une fille de la troupe.

Meilleur / pire souvenir de théâtre ?
Je garde un très beau souvenir d’un spectacle avec la Maîtrise de Radio France, Marco Polo et la Pincesse de Chine, sous la direction de Sofi Jeannin. J’interprétais Marco Polo, et il fallait que je trouve ma place dans ce dialogue avec les instrumentistes et les choristes. C’était assez périlleux... le spectacle étant diffusé en direct depuis l’Opéra de Montpellier, mais ça m’a montré l’importance d’une écoute commune, et permis d’appréhender la voix comme un instrument à part entière. Une expérience originale et passionnante.

Une anecdote dingue / drôle ?
Un jour, j’ai vu débarquer en cours l’acteur d’une série que j’avais en poster dans ma chambre quand j’étais au lycée et dont j’étais fan. Il voulait reprendre le théâtre en toute simplicité. Évidemment, personne dans le cours ne l’avait reconnu... il est resté deux ans et nous sommes devenus amis. En le dirigeant, j’ai réalisé le fantasme de l’ado que j’étais.

Quel est l’esprit que tu essaies d’insuffler dans ton cours ?
Une exigence bienveillante. Je veux que l’élève se sente pleinement libre de créer, en se sentant délivré du regard des autres qui sont là pour le soutenir, et de son propre jugement. Ce n’est qu’en construisant une complicité curieuse bâtie sur l’humour et une considération réciproque, que l’acteur peut véritablement devenir force de proposition.



Comment tu décrirais ton travail / ta méthode ?

Je m’efforce de donner des moyens concrets à l’élève pour progresser, en posant un cadre technique strict (travail axé sur le rythme, l’énergie, l’écoute et l’intelligence du texte). Mon but est surtout de lui faire toucher une multiplicité d’approches, de lui faire découvrir le plus de façons différentes d’aborder la scène et de construire un rôle, pour qu’il puisse ensuite puiser à guise dans ces univers les outils qui lui ressemblent le plus. J’essaie aussi de m’interroger sur la façon dont le théâtre s’inscrit dans une culture, et une vision cohérente de l’homme dans sa globalité. Puisque nous sommes attirés au théâtre par les « moments de vie» qui nous sont donnés à voir, je pousse donc l’élève à chercher en lui, en quoi va consister la « vie» qu’il va apporter sur le plateau. Et de cultiver pour cela une disponibilité à ce qui lui échappe, et en laquelle réside pourtant la véritable beauté des choses et des êtres.

Cela signifie apprendre à se laisser surprendre par ce qui est sur le point de se passer sur scène, pour pouvoir accueillir, le plus honnêtement possible, cette autre réalité.

 Qu’est-ce que tu aimes monter comme spectacle ? Quel théâtre aimes-tu ?
Je suis curieux de tous les répertoires, j’aime aussi bien travailler sur un répertoire cinématographique, adapter un roman, qu’approcher le théâtre de façon plus traditionnelle... ces dernières années j’ai monté le Révizor de Gogol, les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury, The Life of Brian des Monty Python, ou encore une version décalée des Chevaliers de la table ronde.

Chaque auteur pose un regard différent, mais tout aussi vrai sur la vie des êtres qui, en nous permettant de saisir une part de leur beauté et leur mystère, va enrichir le nôtre.

Ce que tu aimes chez un comédien / une comédienne ?
La prise de risque dans l’humilité.  Qu’il n’ait pas peur d’oser, quitte à être complètement faux. Qu’il s’autorise à être mauvais. Ce qui bien sûr, suppose une réelle confiance. Un comédien est forcément touchant et captivant quand on sent un véritable engagement de sa part sur le plateau. Ce qui implique un certain degré de générosité et d’écoute, pour pouvoir s’autoriser à s’oublier pour se mettre, le temps d’une soirée, au service d’un personnage, d’un partenaire, d’une histoire.

 

LE PORTRAIT « CLEMENT » :

Si tu étais une pièce de théâtre ? 
Les Géants de la montagne de Pirandello

Si tu étais un auteur de théâtre ? 
Tenessee Williams

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Jacques Weber, pour sa virtuosité

Si tu étais un personnage ? 
Tom dans la Ménagerie de Verre

Si tu étais un plat ? 
Une viande marinée aux épices

Si tu étais un film ? 
La Grande Belleza de Paolo Sorentino

Si tu étais un livre ? 
Hyperion de Dan Simmons

Si tu étais une destination de vacances ?
L’Égypte

Si tu étais un animal ? 
Une bestiole massive et un peu conne

Si tu étais une œuvre d’art ? 
La couleur des tableaux de Turner mêlée à la musique de Debussy

Si tu étais un super pouvoir ? 
Voyager de corps en corps

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ? 
«  Lis Sénèque»

Si tu étais un personnage de Friends ? 
Joey

Si tu étais un sport ? 
La boxe

Michel Sardou ou Johnny Hallyday ?
Sardou...aïe

Messi ou Cristiano Ronaldo ? 
Celui dont l’anniversaire est le plus proche

Koh Lanta ou Top Chef ?
Là où on peut voir Etchebest en pagne

Film ou série ? 
Série

Fiction ou réalité ? 
Réalité virtuelle

Boire ou conduire ? 
Aucun des deux

Adam ou Eve ?
Eve

Gloire ou Argent ?
Amour

César,  Oscars, Molière ou Palme ? 
Je ne les connais pas personnellement

Comédie ou Tragédie ? 
Tragi-comédie

Monologue ou Dialogue ? 
Dialogue

Batman ou Joker ? 
Robin est le joker

Improviser ou suivre le texte ? 
Improviser son texte

Sexe ou amour ?
«  Le sexe, c’est la consolation quand l’amour ne suffit pas » G.Garcia Marquez

 

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Lissa Trocmé

Interview des professeurs : Lissa TROCME

Son regard pétillant et son sourire complice annoncent la couleur : Lissa n'est jamais à cours d'idées de mises en scène délirantes.
Rencontre avec une passionnée à l'énergie communicative.


Depuis combien de temps es-tu prof ? Et prof au Cours Clément ?
Je suis prof depuis 2006, et je suis arrivée au Cours Clément en 2015.


Quel est ton parcours théâtral ?
J’ai fait toutes mes études en spécialité théâtre, du lycée jusqu’en fac.
J’ai commencé par le classique, et la tragédie en particulier.
Puis je me suis dirigée vers le café-théâtre, afin de travailler la rythmique de l’humour en lien direct avec le public.
Par la suite, j’ai glissé vers l’univers du sketch, de l’impro, et c’est tout naturellement que je me suis mise au clown et à la commedia dell’arte. J’ai travaillé la méthode Actor Studio, de Stanislavski à Strasberg en passant par Meisner... Des maîtres incontournables en la matière.
Et de cours en stages, d’écoles en rencontres, j’ai commencé à travailler assez rapidement dans diverses compagnies.
Café-théâtre, Sitcom théâtrale, Soap opéra, Comédie musicale, Shakespeare, Vaudeville, Clown, Masque, Spectacle enfant, Théâtre de rue tout en enseignant, en parallèle, à des élèves de 2 à 75 ans.


Est-ce que tu te souviens de ton premier cours ? De ton premier spectacle ?
Mon premier cours, c’était pour remplacer un prof au pied levé dans une petite commune aux alentours de Montpellier.
C’était un cours intergénérationnel de comédie musicale dont le thème était une école de super-héros dont les pouvoirs surnaturels étaient révélés par la musique. J’ai eu 3 mois pour le créer et le monter avec des enfants et des adultes de tous âges. . C’était vraiment bien.


Ton meilleur / pire souvenir de théâtre ?
Mon meilleur souvenir de théâtre… en fait ce sont tous les finals de mes élèves où nous avons eu des standings ovations, ou des applaudissements spontanés et des réactions fortes dans la salle, en résonance avec ce qui se passait sur scène.
Ce sont des moments de grâce sincères, vrais et généreux, où le personnage prend pleinement possession de son comédien et percute le public en plein coeur. C’est complètement mystique…
Le pire moment, c’est quand j’étais en régie, et qu’un de mes élèves a eu un trou de mémoire sur scène. Je cherchais par tous les moyens à l’aider, avec le son, la lumière… mais impossible… C’était vertigineux et semblait interminable. Mais la magie de l’esprit de troupe opère dans ces moments-là. Le groupe a fait block et a réussi à le remettre sur ses rails. Ça fait aussi partie des bons souvenirs qui soudent et qu’on s'amuse à raconter. Une aventure au coeur de l’aventure.


Une anecdote dingue / drôle ?
Un fois, j’ai un élève qui s’est cassé le pied trois jours avant de jouer, oui bon, c’est pas drôle, mais ce qui est dingue, c’est que son binôme, qui connaissait tout son texte par coeur, a joué les deux rôles en faisant parler une marionnette à doigt à la place de son partenaire absent. C’était génial ! La pièce a pris une toute autre dimension. Il avait 12 ans. Un héros plein de talent et de courage.



Quel est l’esprit que tu essaies d’insuffler dans tes cours ?
L’esprit de Troupe. C’est ce qui compte le plus pour moi, que les élèves viennent pour travailler et apprendre dans la joie, et qu’ils aient hâte de retrouver des gens qui deviendront leurs amis et leurs meilleurs alliés.
Quand on est soudés hors plateau, il ne peut rien arriver de grave sur scène. Si les élèves pigent vite ça dans mon cours, ils ont tout gagné. Et moi donc !


Comment tu décrirais ton travail / ta méthode ?
Je travaille d’abord sur la cohésion de groupe, afin d’arriver à un état de confiance qui permettra à chacun de lâcher prise en présence et avec l’aide des autres.
Je fais travailler sur les émotions et la mémoire sensorielle, le corps et ses impulsions, la musique et l’intuition, la mise en espace et la prise de risque. Après, le reste du travail dépend de l’esprit du groupe.

Le principal, c’est qu’on ne se prenne pas au sérieux, mais qu’on le soit dans le travail.
Tous les exercices que je fais faire sont à travailler avec tout son être.

J’apporte aux élèves des outils dont ils auront besoin quand je les dirigerai lors de la création du spectacle. Ils pourront utiliser sur scène s’ils en ressentent le besoin ou l’impulsion. Ce sont les gages de leur liberté créative. Mais pour cela, il faut savoir les maîtriser, donc travailler et s’entraîner.


Qu’est-ce que tu aimes monter comme spectacle ? Quel théâtre aimes-tu ?
J’aime beaucoup monter les auteurs contemporains qui parlent de la folie des hommes, mais aussi de ce qui les éclaire, les rapproche et fait d’eux des êtres profondément humains. J'aime travailler sur les dimensions du clair-obscur. Sans obscurité, pas de lumière, ni du nuance, et inversement. Par exemple, j'aime particulièrement Mohamed Rouabhi, Ahmed Madani, Wajdi Mouawad, Carole Frechette… il y a aussi Shakespeare, Marius Von Mayenburg, Franca Rame… il y en a tellement qui me font vibrer et délirer…


Ce que tu aimes chez un comédien / une comédienne ?
Ce qui est important déjà, c’est qu’il me fasse confiance. Je suis bienveillante et à l’écoute. Pour que l'on avance ensemble avec assurance, il est bon qu’il ose me parler, me dire ce qu’il ressent, ce qu’il comprend, ce qui le questionne ou l’interpelle et le percute, sans se frustrer. Nous sommes comme des partenaires d'escalade.

Je compose avec mes comédiens, nous composons ensemble et pour que la symbiose se fasse, entre nous, il ne faut pas avoir peur de nous livrer. Quand cette confiance est là, j’aime quand un comédien connaît parfaitement son texte et qu’il se jette littéralement sur le plateau. A partir de là, l’exploration et la métamorphose peuvent commencer. Et ensemble, on crée une réalité dans la réalité. La nôtre.



LE PORTRAIT « CLEMENT » :



Si tu étais une pièce de théâtre ?
"
Jusque dans vos bras", des chiens de Navarre, Jean-Christophe Meurisse (je ne loupe aucun de leurs spectacles)

Si tu étais un auteur de théâtre ?
William Shakespeare, tout y est.

Si tu étais un comédien / une comédienne ?
Meryl Streep / Leonardo Di Caprio , pour moi ils sont des monstres sacrés.

Si tu étais un personnage ?
Portia dans "le Marchand de Venise" de William Shakespeare.

Si tu étais un plat ?
Je serais des fajitas. On compose avec ce qu’on a.

Si tu étais un film ?
"Another Happy day" de Sam Levinson. Pour moi ce film est une symphonie.

Si tu étais un livre ?
"
L’inespérée" de Christian Bobin. Il me fait du bien au coeur et à l'âme.

Si tu étais une destination de vacances ?
La Thaïlande, le pays des hommes libres et du sourire.

Si tu étais un animal ?
Un albatros, à l'aise dans les airs et dans l'eau, mais un peu gauche sur la terre.

Si tu étais une oeuvre d’art ?
"La nuit étoilée" de Van Gogh, le tableau parle de lui-même.

Si tu étais un super pouvoir ?
Celui de voyager dans le temps.

Si tu étais une réplique de film / théâtre ou citation ?
- « Si tu n’as pas confiance en toi, fais confiance à ton personnage ».

- « Prends le temps de regarder pour voir, d'essayer pour comprendre et d'aimer pour y croire. » moi

Si tu étais un personnage de Friends ?
Je serais Phoebe sans aucune hésitation

Si tu étais un sport ?
L’escalade

Michel Sardou ou Johnny Hallyday ?
Johnny Hallyday mais franchement…

Messi ou Cristiano Ronaldo ?
Cristiano Ronaldo, mais bon, en même temps, j’y connais rien

Koh Lanta ou Top Chef ?
Top chef à Koh Lanta.

Film ou série ?
Série

Fiction ou réalité ?
Une réalité dans la fiction

Boire ou conduire ?
Conduire

Adam ou Eve ?
La pomme

Gloire ou Argent ?
L'Argent est une énergie qui permet de faire des choses et d’avancer.

César, Oscars, Molière ou Palme ?
Aucun, c'est pour moi une mascarade de mondanités.

Comédie ou Tragédie ?
Comédie. Il est bien plus difficile de faire rire que de faire pleurer.

Monologue ou Dialogue ?
Le dialogue

Batman ou Joker ?
Joker

Improviser ou suivre le texte ?
Savoir improviser en suivant les objectifs du personnage dans la situation du texte.

Sexe ou amour ?
L’amouuur…

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