L'improvisation ou l'art de l'instant.

Pourquoi faire de l’impro ?
Les Cours Clément comptent parmi leurs rangs des improvisateurs chevronnés ! Félix, Julien et Charlotte ont à cœur de transmettre leur discipline de prédilection dans une ambiance propice au lâcher prise. En quoi l’improvisation est une branche à part entière du théâtre ? On vous détaille ici les grands axes des cours d’improvisation, sachant que le mieux pour savoir à quoi ressemble un cours d’impro…c’est de se rendre à un cours d’impro !

A la recherche du lâcher prise
Le fameux « lâcher prise » est souvent désigné comme le saint graal de l’improvisateur. Essayer d’oublier l’idée de performance, la peur de se tromper, d’être jugé, de paraître ridicule… Bref essayer de s’éloigner de l’autocensure, de cette petite « voix dans la tête » qui nous bâillonne en permanence. Keith Johnstone, un des grands pionniers de l’improvisation, l’explique ainsi : « Dans la vie normale, la voix dans la tête vous critique tout le temps. Si vous arrivez à la dépasser, vous pouvez être créatif. » Cette quête du lâcher prise n’a rien de facile. Le terme « lâcher prise » peut même finir par agacer ! On en entend beaucoup parler alors même que notre quotidien comprend toujours plus d’injonctions à la maîtrise et à la performance. Mais s’intéresser à cet état de lâcher prise présente au moins le mérite de nous faire prendre conscience de toutes ces barrières qui entravent la prise de parole. En travaillant sur des exercices simples de respiration, d’engagement du corps, d’associations d’idées, etc. les barrières finiront par sauter ! Et la détente gagnée en cours d’impro est ensuite transposable à bien d’autres champs de la vie quotidienne.

Un espace de liberté infini 
L’improvisation sollicite énormément l’imaginaire. Et qui dit imaginaire dit infinité de possibilités ! D’autant qu’en impro l’acteur est également  dramaturge et metteur en scène lorsqu’il joue. Une fois le cadre de l’impro donné, libre aux improvisateurs de créer une histoire, un espace, des personnages, un phrasé qui leur sont propres. Trouver la liberté tout en respectant les contraintes de l’impro est également un des grands défis de l’improvisateur.

Découvrir ses personnages
Les cours d’impro sont l’occasion de se forger toute une galerie de personnages qui peuvent réapparaître, ou non, au fil des cours. Le travail de construction du personnage est au cœur de la discipline. Etant donnée la durée souvent réduite des improvisations, les élèves improvisateurs apprennent un ensemble d’outils pour donner vie efficacement à un personnage. Le corps, la voix, la rythmique sont des axes de travail qui permettent de prendre confiance et de s’amuser en créant ses personnages. C’est l’occasion de faire de belles découvertes et de se surprendre soi-même.

Ecouter l’autre pour mieux jouer
Tous les professeurs d’improvisation vous le rabâcheront. Il n’y a pas de bonne impro sans une bonne écoute ! Capter rapidement ce que veut son partenaire de jeu et s’adapter tout aussi rapidement nécessite un entraînement sur le long cours. Apprendre à écouter les propositions de son partenaire de jeu, co-construire une histoire, faire évoluer ensemble l’action vers une chute, autant d’objectifs qui rendront les improvisations de plus en plus riches au fil des cours.

La solidarité en jeu
Improviser c’est être sans filet face à un public. Ni texte, ni souffleur pour assurer vos arrières ! Et c’est là toute la beauté de la discipline. Car ce qui se joue sur scène c’est la capacité des improvisateurs à accepter cette vulnérabilité pour en faire de la matière à jouer. Le partenaire de jeu en impro est un allié et non un concurrent, et ce même en match ! C’est la rencontre d’au moins deux imaginaires sur scène et la volonté de jouer ensemble qui fondent les bases d’une belle impro. Bref, il s’agit avant tout d’un bel exercice de solidarité.

L’impro aux Cours Clément :